Tout ce que vous avez toujours voulu faire à Dublin…
Je me suis découvert par hasard un passe-temps favori dans les rues de Dublin… Offrir mes conseils aux passants qui ont l’air perdu dans les rues de la ville ! Comme la plupart des Irlandais, je suis vraiment ravie de rendre service (car voyez-vous les Dublinois adorent ramener leur science !). ![]()
Il n’y a pas si longtemps que ça, je traversais Trinity College. Les touristes faisait la queue tout autour du square pour aller visiter l’ancienne bibliothèque et le Livre de Kells. Comme toute vraie Dublinoise qui a la science infuse, je mourrais d’envie de leur dire que les sites les plus visités ne sont pas forcément ceux qui en valent le plus la peine.
Une journaliste canadienne en visite à Dublin a récemment déclaré qu’elle trouvait qu’il y avait trop de monde lors de sa visite du Livre de Kells (une journaliste parisienne nous a assuré qu’elle avait ressenti exactement l’inverse la semaine dernière, comme quoi…), mais que flâner dans les salles de la Chester Beatty Library, où elle avait pu examiner, tout à loisir et en quasi solitude, l’immense collection de livres rares et de manuscrits enluminés, avait été un véritable plaisir.
Car voyez-vous, il existe toujours une alternative moins connue. Devinez qui est là pour tout vous dire à ce sujet ? Moi, évidemment !
La vue : Gravity Bar ou Skyline Tour
Oui, je sais… le Guinness Storehouse est le premier endroit que vous avez marqué sur votre carte. Vous avez raison, quoi de mieux pour terminer la visite que de se siroter une pinte derrière les grandes baies vitrées du Gravity Bar tout en regardant les toits de la ville ? Je sais, je sais !
Juste en face, sur l’autre rive de la Liffey, il existe une alternative qui ne manquera pas de vous défriser !
Croke Park est le plus grand stade de Dublin. Il accueille plus de 1,5 millions de spectateurs par an, qui viennent à tour de rôle assister aux rencontres de jeux gaéliques organisés par la GAA, à des concerts, à des événements et à des conférences, dans des tribunes qui s’étalent à la verticale sur 17 niveaux. Ce que je vous suggère, c’est de monter sur le toit.
C’est l’un des deux seuls stades du monde (l’autre étant le parc olympique de Munich) où l’on vous autorise à monter sur le toit. Prenez-vous donc un billet pour la visite du Croke Park Skyline Tour pour aller contempler l’horizon urbain, sur lequel se découpent des toits d’églises et les coupoles du palais de justice, mais aussi le paysage qui s’étend des montagnes de Dublin à la baie de Dublin. Et, pour vous aider à identifier les cathédrales, les églises ou les nuages à la forme bizarre, des audio-guides décrivent les endroits que l’on peut voir depuis chaque plateforme d’observation.
Le mieux (le plus terrifiant), c’est quand la plate-forme se déroule au-dessus du toit et passe directement au-dessus des strapontins – il n’y a plus rien qui vous sépare du terrain, si ce n’est 17 niveaux de vide. La plateforme se balance alors doucement dans le vent, et vous vous jurez de ne plus jamais au grand jamais, suivre les conseils d’une Dublinoise !
Quoi qu’il en soit, ce sont deux heures que vous n’oublierez pas. Petit conseil : porter des chaussures plates, habillez-vous chaud pour vous protéger du vent et pour l’amour de dieu, ne lâchez pas votre appareil !
La visite : Autobus touristique en accès libre libre ou le Dublin cool ?
La visite touristique libre en autobus « hop-on hop-off » est un grand classique de tout séjour dans la capitale (ticket 3 jours – liberté à 28€ pour un adulte, 12€ jusqu’à 14 ans) . En effet, avec un billet ouvert, vous pouvez monter et descendre du bus tant que vosu le voulez, sans aucun risque de vous perdre… Repos des jambes garanti sur tout le trajet !
Malheureusement ce que je recommande ne présente pas ce genre d’avantages et n’est organisé qu’un mois sur deux environ, on se rend partout à pied et on ne connaît pas le parcours.
Plutôt cool, non ?
Lorsque j’ai fait la visite organisée par lecool experience (lien en anglais) pendant le festival Bram Stoker en octobre, le thème en était l’épouvante. Tenez-vous bien… Notre guide Michael annonce aux participants qui l’ont rejoint qu’il a dû se creuser la cervelle pour trouver l’endroit où nous mener. Il nous fait traverser la rue et entrer dans un magasin de pompes funèbres.
Après avoir parlé au directeur de la boutique des Frères Massey (véritable scène de la série Six pieds sous terre/Six Feet Under) et posé toutes les questions bizarroïdes qu’on a toujours voulu poser à un entrepreneur de pompes funèbres, on suit notre guide jusqu’à la porte en acier d’un entrepôt de Meath Street.
Il frappe. Nous tremblons de peur. La porte s’ouvre et révèle une masse de visages monstrueux qui hurlent … Nous sommes dans un studio d’effets spéciaux. Aoife et Ben de l’atelier Bowsie nous font faire le tour du propriétaire et nous parlent de leurs modèles et masques les plus effrayants, y compris du travail qu’il ont fait pour pour le film d’horreur, Stitches.
Dernier arrêt : une crypte. Dans une ville aussi gothique que Dublin, impossible d’éviter les vieilles pierres froides dans le cadre d’une visite ayant pour thème l’épouvante. Nous passons sous Christchurch, où une brève reconstitution théâtrale de la vie de Bram Stoker a lieu en public.
Leur prochaine visite sera complètement différente, couvrira des endroits éphémères branchés, de nouvelles initiatives et des lieux si cool que pas même les Dublinois n’en ont encore entendu parler. Même moi, c’est dire !
Musée : Musée national d’Irlande ou Petit musée de Dublin
Lecteur, je vais être franche avec vous. Je ne pouvais pas vraiment vous dire de ne pas visiter l’un de nos musées nationaux, sans qu’un énorme pavé ne me tombe dessus et et ne me fasse taire à tout jamais.
Les musées nationaux de Dublin (Archéologie à Kildare Street, Histoire naturelle à Merrion Street et Histoire & Arts Décoratifs à Collins Barracks) sont magnifiques. La visite en est gratuite et, entre eux, ils couvrent plus de 9 millénaires d’histoire de notre île.
Toutefois, je tiens à plaider la cause d’un musée bien plus modeste. Contrairement aux imposants bâtiments de style georgien, ce musée n’occupe que deux pièces et couvre une toute petite partie du Dublin du XXe siècle. La plupart des objets étant des dons, plutôt que d’être un dépôt d’archives, c’est plutôt un temple de l’étrange. Bienvenue au Petit musée de Dublin !
L’un des objets exposés les plus précieux est le lutrin dont se servit le président John F. Kennedy lors de l’allocution qu’il prononça dans les édifices gouvernementaux dans le cadre de sa visite en 1963. Ce lutrin est en réalité un pupitre à partitions qu’il fallut livrer à la hâte à l’Assemblée irlandaise lorsque l’on réalisa qu’on n’avait pas de lutrin.
Pour vous donner un petit avant-goût de quelques-unes des merveilles que renferme ce musée : un exemplaire de la première édition d’Ulysse datant de 1922, un annuaire téléphonique très mince de 1962 (dans lequel figurent des instructions sur la façon de composer un numéro !!) et une photo de Mohamed Ali avant son combat à Dublin à Croke Park, en 1972.
Si vous êtes aussi chanceux ou chanceuse que moi, un habitant du quartier sera de la partie lors de votre visite guidée et vous livrera des souvenirs personnels évoqués par les objets-souvenirs exposés.
Ai-je bien fait tout le tour de tout ce qu’il y a d’inhabituel à faire à Dublin ? Dites-le moi ! Vos suggestions sont évidemment les bienvenues !
Aileen



Je suggère également d’aller au moins une fois au restaurant végétarien Cornucopia qui est à mon sens, l’une des meilleures tables de Dublin!
Bonjour Raphaël,
hmm… Quelle bonne idée !! Y avez-vous mangé un plat qui vous a marqué en particulier ?
Le Tourisme Irlandais